Bienvenue à Sachawasi (la maison des arbres)
Centre Communautaire de Permaculture Andine-Amazonienne
J'ai été paysans dans le Béarn et en
Gascogne pendant 15 ans . Je suis blanc de peau mais je vis depuis
seize ans avec les indiens des Andes . Ils m'ont chargé,
particulièrement les Quechuas de ma communauté, de vous parler de ce
que nous vivons: "comme vous, les vrais paysans du Béarn, du Pays
Basque et de Gascogne, nous sommes depuis des milliers d'années des
semeurs volontaires. Nous aimons nos semences, leurs racines, leurs
feuilles, leurs fruits et leurs graînes courent dans notre sang depuis
des temps immémoriaux. Les empires biotechnologiques,ces vampires,
veulent maintenant faire irruption dans nos vies, sucer notre sang, et
le remplacer par leurs jus artificiels. Nous voulons rester des
humains.
Les mains dans l'humus.Le sac de nos semences sur notre
dos comme Kokopelli,divinité des semences et de la fertilité chez nos
frères Hopis,la même qui s'appelle Ekeko chez nous les Qeshuas et les
Aymaras de l'ancien Empire Inca."
Par dessus la Grande Mer, tendons-nous les mains et résistons ensemble.
Que vos Pyrénées et nos Andes s'unissent dans le combat pour préserver
la vie, ... et mort aux nécro-technologies!
En Bolivie, nous vivons depuis l'élection d'Evo Morales le début du
Pachakuti (retour au vrai espace temps), celui d'un nouvel âge pour
l'humanité. Politiquement, ce Pachakuti s'exprime dans la nouvelle
Constitution de l'Etat Bolivien, approuvée en décembre 2007 par la
nouvelle Assemblée Constituante qui comme à la révolution française
représente tous les Corps Constitués de l'Etat: la nouvelle
constitution garantit aux Markas (les peuples) et Ayllus (les
communaués indigènes)la défense de leur identité culturelle, la
libre-détermination de leurs territoires, l'obtention de titres de
propriété collectifs sur la terre, l'éducation plurilingue, le droit à
leurs propres cosmovisions et leur participation aux bénéfices de
l'exploitation des ressources naturelles de leurs territoires. Elle
permet aussi l'auto-gouvernement des régions autonomes indigènes, selon
leurs coutumes, insititutions et autorités traditionnelles, incluant
l'exercice de la justice, les droits intellectuels collectifs (par
exemple sur les semences des plantes cultivées et médicinales), la
gestion et l'administration des ressources naturelles renouvelables,
comme la bio-diversité de chaque éco-système. La coca en tant que
patrimoine culturel jouit de la protection absolue de l'Etat. La
liberté de pratiquer les religions cosmiques ancestrales et d'exercer
officiellement la médecine herboriste indienne est garantie.
L'Etat reconnait, protège et garantit la propiété communautaire et
collective. La petite propriété familiale est autorisée mais les
latifundios de plus de 5000 hectares sont interdits (et en France ?
Rainier de Monaco t'es proprio de combien de milliers d'hectares volés
aux paysans?)
L'eau et toutes les ressources du sol et du sous-sol sont propriété du
peuple bolivien, et inaliénables aux intérêts privés et aux capitaux
étrangers (et en France? Quand botterons-nous le cul à la Lyonnaise
des Eaux et aux autres rapaces transnationaux,comme le peuple bolivien a été capable de le faire?)
La Constitution bolivienne reconnaît comme langues officielles les langues indiennes (et en France?
L'Occitan, le Breton, le Basque n'auront-ils jamais le droit de cité?)
La wiphala (Le drapeau inca) est reconnu comme l'un des drapeaux
officiels de l'Etat bolivien, défini par la nouvelle Constitution comme
Etat pluri-national communautaire. (Sarko, on s'y met?).
Depuis 2005 il se passe quelque chose d'unique sur la planète en
Bolivie: le peuple y ouvre un nouveau chemin de tolérance, d'humanisme
et de liberté. Que l'Union Européenne en prenne de la graîne, de la
bonne semence libre et non o.g.m., et mette à jour la déclaration des
droits de l'homme et de la femme.
Bien chers amis,
à un mois de mon retour dans ma communauté indienne de Bolivie, j'ai
décidé de lancer un appel permanent d'aide pour le grand projet que
nous avons démarré l'an dernier, après 15 ans de recherches et
d'essais. Les ONG classiques ne veulent pas financer un projet à
finalité non intégratrice dans le système économique dominant. Chez
nous l'accent est mis carrément sur l'autonomie. Donc logiquement les
seuls qui nous soutiennent sont Emmaüs, Kokopelli, et le gouvernement
d'Evo Morales, un leader indien qui n'a pas dit son dernier mot. Aucun
d'eux n'est bien riche. L'argent qui peut sauver la planète après avoir
été la cause de sa destruction (je schématise) est maintenant aux mains
des actionnaires boursiers du monde entier.
Je fais appel à vous pour rendre à la planète et aux peuples premiers ce qu'on leur a pris.
Faites ce que vous pouvez. Ce sera tout à votre honneur.
Vos dons peuvent être adressés à notre association Biocimes, inscrite à
la préfecture des Pyrénées Atlantiques sous le no 0643010170,et dont le
RIB est 21027826901,
compte à vue NEF (nouvelle économie fraternelle), dépendant du crédit coopératif.
