Dans
le cadre de la déduction des frais inhérents à l'emploi, les salariés
ont la faculté de demander la déduction de leurs frais réels.
Les dépenses relatives à l'utilisation d'une automobile, d'un
vélomoteur, d'un scooter ou d'une moto peuvent être évaluées par
l'application d'un barème kilométrique annuellement publié par
l'administration.
Ce barème ne peut être utilisé que pour les véhicules dont le
salarié lui-même ou, le cas échéant, son conjoint, est personnellement
propriétaire. Il peut également être utilisé pour les véhicules dont le
salarié est copropriétaire (cas notamment des partenaires d'un pacte
civil de solidarité, lorsque le véhicule a été acquis par l'un ou
l'autre partenaire après la conclusion du pacte et qu'il est donc
présumé, en application de l'article 515-5 du code civil, indivis par
moitié si l'acte d'acquisition n'en dispose autrement).
Il ne peut être utilisé si le véhicule est pris en location avec option d'achat, ni en cas d'utilisation d'un véhicule prêté.
Le barème kilométrique publié par l'administration prend en compte notamment les éléments suivants :
dépréciation du véhicule, frais d'achat des casques et protections,
frais de réparation et d'entretien, dépenses de pneumatiques,
consommation de carburant et primes d'assurances.
Certains frais ne sont pas pris en compte et peuvent, sous
réserve des justifications nécessaires, être ajoutés au montant des
frais de transport évalués en fonction du barème publié ci-après. Il
s'agit notamment :
- des frais de garage, qui sont essentiellement constitués par
les frais de stationnement au sens large (parcmètres, parking de plus
ou moins longue durée). En revanche, l'affectation du garage de
l'habitation principale à un véhicule qui fait l'objet d'une
utilisation professionnelle ne justifie à ce titre aucune dépense
supplémentaire ;
- des frais de péage d'autoroute ;
- des intérêts annuels afférents à l'achat à crédit du véhicule, retenus au prorata de son utilisation professionnelle.
Les contribuables doivent alors déduire des frais exposés la part correspondant à l'usage privé qu'ils font de leur véhicule.
Par ailleurs, lorsque les contribuables utilisent à titre
professionnel plusieurs véhicules, le barème doit être appliqué de
façon séparée pour chaque véhicule, quelle que soit la puissance
administrative ou la cylindrée. Il ne doit donc pas être fait masse des
kilomètres parcourus par l'ensemble des véhicules pour déterminer les
frais d'utilisation correspondants.
D'après certaines informations en provenance du ministère du
Budget, le barème kilométrique 2010, que l'administration fiscale doit
publier prochainement, reprendrait celui en vigueur en 2009. Salariés
et entreprises peuvent donc utiliser en attendant la publication
officielle le
barème pour l'évaluation forfaitaire des frais kilométriques et le
barème pour l'évaluation forfaitaire des frais de carburant.