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7 choses à savoir pour décrocher un job dans la Silicon Valley

« San Francisco, c’est un peu le Disneyland du développeur » © Florent Crivello [Développeur chez Kwarter à SF, nldr] C’est pourquoi beaucoup de mes amis et contacts, en poste ou étudiant, cherchent à venir s’installer et travailler à San Francisco ou dans la Silicon Valley.

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Mais trouver un job, ou un stage, n’est pas si simple, et beaucoup renoncent après quelques semaines de recherche. Je vais tenter ici de vous donner quelques conseils pour optimiser vos chances de réussite et optimiser votre recherche d’emploi dans la Valley, si vous êtes dans la tech, et toujours en France.

Avant de vous donner les meilleures pistes du moment pour chercher un job, je vais d’abord vous donner un peu de contexte. Il est important de bien comprendre le marché du travail, la réputation des ingénieurs français, et la problématique des visas avant de commencer sa recherche d’emploi.

1. Le marché de l’emploi tech… un marché à saisir !

La demande pour les profils tech est immense. Que vous soyez développeur (junior, senior, staff…), administrateur système, ou encore data scientist, toutes les startups et/ou grosses entreprises tech recherchent votre profil. C’est un fait. Il n’y a pas assez de profils comparé à la demande. Ce qui exlique l’explosion des salaires de la profession dans la Valley. Profitez-en, car malgré toutes les difficultés et restrictions, c’est maintenant que les entreprises américaines seront prêtes à fournir le plus d’efforts pour vous faire venir.

2. La réputation des software engineers français

Lorsque je suis arrivé à San Francisco il y a deux ans, je ne m’attendais pas à rencontrer tant de Français. Tous sortis d’Epitech, Supinfo, Epita, Polytechnique, … je croise des tech français tous les jours, plusieurs fois par jour. Nous sommes partout, dans des petites startups qui viennent de se lancer jusqu’aux plus hauts postes de grosses entreprises à succès : Google, Facebook, LinkedIn, Twitter, Uber, Apple

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La réputation des ingénieurs informaticiens français est très bonne et le niveau technique français est excellent. Contrairement à ce que nous pouvons (trop) lire dans les journaux français : le système éducatif français est bon. Que ce soit le publique ou le privé, le niveau est généralement très bon. En conséquence, si vous n’êtes pas mauvais, vous n’aurez pas trop de mal à intéresser, potentiellement, une entreprise américaine.

2.1 Le cas Docker

Pour vous donner un exemple concret d’entreprise US qui cartonne et que je connais bien, puisque j’y travaille, prenons le cas Docker :

  • Co-Fondée par Solomon Hykes, ancien de l’Epitech, aujourd’hui CTO, et Sébastien Pahl, ancien Epitech, aujourd’hui system engineer chez CloudFlare
  • Le directeur technique est Samuel Alba, ancien de l’Epitech
  • La team « core » de Docker est à moitié française (Victor Vieux, Andrea Luzzardi, Arnaud Porterie, …)
  • Beaucoup d’ingénieurs français également dans le reste de la team technique, dont la rockstar Jérôme Petazzoni, qui est invité aux quatre coins du monde pour parler dans toutes les conférences tech possibles et imaginables.

Et je suis moi-même un ingénieur informaticien (Epitech 2006).

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Evidemment, le fait que Solomon soit franco-américain a beaucoup influencé l’embauche de Français, mais le CEO de Docker, Ben Golub, qui est lui 100% américain, est très content du niveau des Français, et en est même fier. Il est d’ailleurs déjà intervenu dans un panel while42 il y a quelques mois.

A chaque fois qu’un ingénieur français est embauché dans une startup américaine, beaucoup de français sont embauchés ensuite dans cette même startup.

3. Le visa de travail

Si la réputation et la demande sont au plus haut, le vrai challenge est de trouver une startup qui puisse sponsoriser votre visa de travail. La plupart du temps les ingénieurs étrangers sont embauchés sous visa H1B. Ces derniers sont limités par le gouvernement américain, et la demande est de fait bien plus haute que le nombre de visas H1B distribués chaque année. Le challenge se trouve donc ici. Surtout que ces visas ne sont pas distribués tout au long de l’année, mais uniquement une fois par an, au mois d’octobre.

Il existe d’autres types de visas dont nous parlerons plus bas, notamment le visa E2, et le J1 (stages), qui sont également de bonnes pistes pour trouver un job ou un stage (J1).

3.1 Être dans le bon timing pour le H1B

Voici donc le premier conseil: puisque la majeure partie des startups américaines embauche des informaticiens étrangers en sponsorisant des visas H1B, il va de soi de se synchroniser avec les dates-clés de délivrance de ces visas, à savoir :

    1. Dépôt des dossiers Mars/Avril max
    2. Pour obtenir un VISA de travail en Octobre (si on est chanceux)

Contacter les entreprises US en juin n’est donc pas du tout l’approche la plus optimisée. Mieux vaut viser entre novembre et janvier/février, le temps de rencontrer les entreprises, passer les entretiens, et préparer le dossier du visa H1B.

3.2 Le visa E2

L’autre option intéressante et assez courante est l’obtention d’un visa E2. Les entrepreneurs français créant leur société aux USA obtiennent généralement un visa E2 investisseur, qui leur permet d’embaucher des profils français sous visa E2. Le visa E2 est assez simple à obtenir si vous trouvez une société dont les fondateurs ont eux-même un visa E2 délivré par votre pays. Contrairement aux visa H1B, les visas E2 peuvent être obtenus tout au long de l’année.

Il est important de noter que le visa E2 vous permettra de travailler uniquement dans la société qui vous sponsorise (ou dans une autre entreprise américaine, créée par un autre entrepreneur français, qui est lui-même sous visa E2 investisseur). Avec le H1B, vous pourrez travailler dans n’importe quelle société américaine.

Le visa H1B est donc beaucoup plus intéressant sur les moyens et longs termes car si vous ne vous plaisez pas dans votre entreprise vous serez libre de changer.

L’avantage du visa E2 est qu’il est beaucoup plus simple à obtenir. Mais si vous ne vous plaisez pas dans l’entreprise, ce sera un retour en France très probable.

3.3 Le visa J1

C’est le visa le plus facile à obtenir, mais qui est généralement délivré pour des stages. Le marché du recrutement étant très difficile, beaucoup de startups « trichent » et embauchent des informaticiens sous ce visa, soit en attendant le retour du dossier H1B, soit avant de déposer le dossier H1B.

3.4 Les autres visas

Il existe d’autres options pour obtenir un visa de travail. Vous trouverez ici plus de détails sur les visas de travail US.

4. Mettre à jour son LinkedIn

Avant de chercher un stage ou un job aux USA, prenez soin de mettre à jour votre CV (traduit en anglais), au format PDF, mais aussi et surtout votre profil LinkedIn. A peine 10% des gens qui me contactent ont bien pris soin de mettre à jour leur LinkedIn. Aux US, c’est vraiment plus important que le traditionnel CV « papier ». N’hésitez pas à parler de vos projets et y mentionner votre compte GitHub ou StackOverflow si vous en avez un. Les équipes d’ingénieurs qui vont vous recruter aiment regarder comment vous codez. Essayez également de recueillir des recommandations de collègues et managers, présents ou passés, en anglais bien sûr.

NB : LinkedIn n’est pas Viadeo : Viadeo n’est pas du tout utilisé aux USA…

5. La recherche d’emploi tech à San Francisco et dans la Silicon Valley

Enormément de pistes s’offrent à vous. A la fin de ce « chapitre », vous aurez beaucoup de pain sur la planche, mais je l’espère, beaucoup plus de chances de trouver un job tech intéressant. Si vous êtes motivé et pas trop mauvais, il n’y aucune raison pour que vous ne trouviez pas un super job dans une super startup de la Valley.

5.1 LinkedIn

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5.1.1 Tricher sur la ville

C’est la première chose à faire pour commencer à recevoir des offres d’emploi : changez la ville de votre profile LinkedIn : San Francisco. C’est idiot, mais ça marche. En moins d’un mois, le temps que les robots remontent votre profil aux recruteurs, vous aurez certainement vos premières offres d’emploi. La plupart vous diront qu’ils cherchent des gens qui ont déjà leur visa, mais certaines entreprises vous diront qu’ils sont prêts à sponsoriser votre visa si votre profil concorde avec leurs besoins.

5.1.2 Optimiser son profil

Nous avons déjà parlé plus haut de l’importance du CV LinkedIn, encore une fois, il faut qu’il soit en anglais, et à jour, avec le plus de descriptions possibles, et le plus de recommandations possibles. L’investissement de temps en vaut la peine : Vous remonterez plus souvent dans les recherches, et les recommandations forgent une première image généralement positive de vous-même (si la reco LinkedIn est mauvaise, vous avez l’option de ne pas la publier, donc n’hésitez pas à envoyer une demande de reco à tout votre vrai réseau professionnel).

5.1.3 Utiliser son réseau LinkedIn (ou Viadeo)

Si vous avez déjà un profil LinkedIn, vous avez certainement déjà des amis ou anciens collègues qui sont déjà installés dans la Silicon Valley. Contactez-les ! Demandez-leur leur avis, des conseils, des contacts, des intros, et des jobs. La plupart des entreprises cherchent des ingénieurs en informatique, c’est peut-être le cas de la startup dans laquelle travaille un de vos contacts.

5.1.4 Les offres d’emploi

Pour terminer avec LinkedIn, c’est également une façon pour vous de trouver des offres. LinkedIn listent beaucoup d’offres. La recherche LinkedIn pour « software engineer » dans la Bay Area renvoie plus de 15 000 résultats. Au travail ! :)

5.2 Votre école

Si vous avez fait des études dans une école qui a un réseau d’anciens, c’est le moment de reprendre contact. Plus l’école a de grosse promotion et plus elle est « vieille », plus vous aurez de chance de trouver par l’intermédiaire de ce réseau. Un coup de téléphone ou un email pourra avec un peu de chance déboucher sur un job intéressant.

5.3 Les associations et entités officielles

Il y a beaucoup d’associations dans la Silicon Valley. Les deux plus importantes et influentes sont while42 (pour tous les profils devs / sys-admin / informaticiens en général), et French Alumni Network (plus orienté grandes écoles). N’hésitez pas prendre contact avec ces associations, très actives sur San Francisco.

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La Chambre de Commerce franco-américaine et le consulat de France à San Francisco mettent aussi à disposition quelques offres d’emploi, qui viennent en général d’entrepreneurs Français installés à San Francisco.

5.4 Les sites d’offres d’emploi

En plus de LinkedIn, il existe beaucoup de sites d’offres d’emploi tech. Dice, Indeed, … pour n’en citer que deux, listent des dizaines de milliers de jobs tech.

Certains sites spécialisés tech offrent également des job boards. C’est le cas de GitHub, ou encore de StackOverflow.

Je poste moi-même régulièrement des offres de stages et d’emplois qui sponsorisent des visas ici.

5.5 Les sites des startups

Toutes les startups tech recrutent. Faites le tour des sites internet de celles qui vous plaisent le plus et répondez directement aux offres d’emploi que vous y trouverez.

5.6 Hacker News

Hacker News est le forum tech le plus influent du moment. Tous les mois, un thread est consacré aux entreprises qui cherchent des profils tech. Par exemple, le thread de Septembre « Ask HN: Who is hiring? (September 2014) » recense des centaines d’offres. Certaines d’entre elles sponsorisent des visas.

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Tous les mois donc, Hacker News est une source d’offres récentes d’entreprises US qui cherchent activement à recruter des ingénieurs informatiques.

5.7 Les recruteurs et cabinets de recrutement

Il est tellement difficile de recruter des profils tech dans la Valley que beaucoup d’entreprises font appel à des recruteurs, ou des cabinets de recrutement. Actuellement lorsqu’un recruteur trouve un profil pour une société de la Valley, la société lui reverse en général 20% de son salaire annuel brut (c’est gratuit pour le candidat). Le plus compliqué pour les recruteurs est évidemment de trouver de bons profils à « vendre » aux startups.

Donc logiquement, si vous les contactez pour leur dire que vous êtes sur le marché, il y a des chances que ça les intéresse : vous représentez certainement au moins $20 000 à leurs yeux.

5.8 Levée de fonds = recrutement 

Une autre astuce pour trouver des entreprises qui recrutent beaucoup et qui sont donc probablement prêtes à sponsoriser votre VISA : suivez l’actualité. Les startups qui lèvent beaucoup d’argent le font souvent pour en partie recruter agressivement et ainsi soutenir leur croissance rapide. Un petit tour tous les matins sur TechCrunch vous donnera certainement des pistes intéressantes.

5.9 Hacking

Si vous êtes prêts à investir un peu de temps, prenez une startup dans laquelle vous aimeriez travailler, et lorsque vous la contactez, donnez-lui des conseils sur son interface, une façon d’optimiser une certaine fonction de l’application, ou encore comment renforcer la sécurité (si vous arrivez avec un proof of concept c’est encore mieux). En fonction de votre spécialité vous pourrez certainement trouver des choses intéressantes à apporter. Cela vous donnera beaucoup plus d’attention.

6. Préparez vos entretiens

Une fois votre rendez-vous obtenu, vous allez certainement passer plusieurs entretiens, dont au moins un qui sera technique, si c’est pour un poste de « software engineer », sys-admin, devops, ou équivalent. Et une interview aux USA, ça se prépare énormément ! On ne peut pas arriver les mains dans les poches. La plupart des gens qui ne révisent pas n’obtiennent pas le poste après les entretiens techniques. C’est particulièrement vrai pour les grosses entreprises, comme Google par exemple, qui souvent vous conseilleront même des livres d’algorithmique à étudier avant l’entretien. C’est aussi une façon de tester votre motivation à rejoindre l’entreprise et l’équipe.

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Lors des entretiens techniques, les entreprises US regarderont surtout votre processus de réflexion, et si vous savez dériver les bases pour trouver des solutions créatives.

Dans tous les cas, avant chaque entretien technique, prenez soin de réviser votre langage de programmation préféré ainsi que les algorithmes et structures de données de base (recherche, tri, tables de hash, …). La notation « big O » doit être maîtrisée parfaitement. N’hésitez pas à prendre contact avec les employés (encore une fois, LinkedIn est votre ami) de la startup pour parler avec eux avant l’entretien, et leur demander conseil.

Cherchez des questions-types sur le net peut aussi aider. Des sites spécialisés comme GlassDoor vous apporteront également des infos internes pertinentes. De temps en temps vous trouverez même les questions exactes posées lors des entretiens d’embauche de l’entreprise.

N’arrivez pas non plus sans connaître un minimum d’histoire de l’entreprise, de ses créateurs, ou sans connaître le nom du CEO. Idem, testez le produit. Si vous arrivez en entretien sans rien connaître du produit ou de l’entreprise, ça n’est pas un très bon signal pour votre potentiel recruteur.

7. C’est parti !

En suivant ces pistes, j’espère que vous trouverez votre bonheur. Si vous êtes motivés et pas mauvais, vous trouverez c’est certain. Cela vous prendra peut-être une heure, ou 6 mois, mais je ne connais personne de très motivé qui n’ait pas réussi à trouver un job intéressant dans la Valley.

Vous aurez peut-être besoin de venir sur place à un moment donné, et si c’est le cas, remplissez bien votre agenda de rendez-vous. Optimisez votre séjour et profitez-en pour rencontrer le maximum de gens et participer à des meetups techs.

Dernière chose, je croise beaucoup de personnes qui n’osent pas se lancer car leur niveau d’anglais n’est pas excellent, ou parce qu’ils ont un accent très prononcé. Ici, tout le monde s’en fiche !

Alors plus d’excuse. Vous voulez venir travailler à SF ou dans la Valley ? Vous avez maintenant toutes les clés en main. Venez !

J’espère vous voir au prochain meetup while42 San Francisco ou Palo Alto ! :)

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Article diffusé sur Techmeup, un média fondé par Laetitia Faure (@artylaeti), Sylvain Kalache ( @sylvainkalache), et Julien Barbier (@julienbarbier42).

A propos de l’auteur:
JBarbierDiplômé de l’Epitech et de l’EGE, Julien Barbier a créé et revendu plusieurs startups en France et aux USA. Originaire de Paris, et après un passage à Lyon, puis à Miami (Floride), il s’est installé à San Francisco en 2012 pour prendre la direction du Marketing chez Docker. Julien a également fondé while42, le réseau international des informaticiens français et co-créé plusieurs side-projects depuis son arrivée à San Francisco, dont HNWatcher (outil de tracking pour Hacker News).

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5 commentaires

  1. Bonjour, merci pour votra article hyper intéressant. J’aimerai trouver un job sur San Francisco dans le design graphique, auriez-vous quelques pistes pour m’éclairer ?

    Merci

  2. Salut et merci pour tous ces conseils précieux, cependant sais-tu s’il est aussi « facile » de trouver un emploi dans d’autres branches suite à un Master? Comme le marketing/webmarketing ou la communication plutôt que l’ingénierie informatique ? Quant au visa je confirme, c’est probablement l’étape la plus compliquée, ayant l’année dernière obtenu le J1 après de longs mois…

  3. Bonjour je recherche un emploi et une maison à la siicon valley. Je recherche un emploi d’Assistante Ressources Humaines. Je sait qu’il faut un visa. Ou bien aux alentour de San Francisco avez vous des pistes?

  4. Ma copine elle a obtenue un Master de Resources Humaines à IAE Gustave Eiffel voici son parcours:
    Master 2 – GRH dans les multinationales
    Master 1 – International Master in Business Management

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Mounir Mahjoubi accuse Amazon d’avoir « détruit 7 900 emplois en France »

AFP

L’ancien secrétaire d’Etat au numérique Mounir Mahjoubi accuse Amazon d’avoir « détruit 7 900 emplois en France», et invite les consommateurs à l’approche des fêtes à se tourner vers les « alternatives locales» et les « PME françaises», dans une note publiée vendredi. « Les internautes doivent cliquer en connaissance de cause. Leurs achats sur Amazon pèsent sur l’emploi national alors que cette entreprise maintient sous pression ses salariés pour dégager une productivité singulièrement élevée», a estimé M. Mahjoubi dans le communiqué de presse présentant la note. « Par nos choix de consommation, par nos clics, militons pour qu’Amazon devienne plus humaine», a-t-il ajouté, une semaine avant le « Black Friday », ces soldes venus des Etats-Unis.

Premier secrétaire d’Etat au numérique d’Emmanuel Macron, M. Mahjoubi a quitté ce poste en mars 2019 pour redevenir député de Paris et faire campagne pour l’investiture LREM aux élections municipales à Paris -investiture à laquelle il a finalement renoncé, au profit de Benjamin Griveaux. Le député Mahjoubi avait déjà publié en septembre une note étrillant « l’évitement fiscal des Gafam» (les géants d’internet américains), qu’il avait estimé à un milliard d’euros par an.

Sollicité par l’AFP, Amazon n’a pas voulu commenter les propos de M. Mahjoubi mais a rappelé ses propres chiffres. Le géant américain revendique avoir créé lui-même 1 800 emplois en CDI en 2019, et affirme que « plus de 10 000 PME et TPE» vendent sur sa plateforme.

« Du e-commerce responsable »

Selon les chiffres et estimations présentés par Mounir Mahjoubi, Amazon, qui a réalisé 5,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires hors taxe en France en 2018, employait 4 737 personnes à la même époque dans ses entrepôts logistiques hexagonaux. Amazon peut être crédité également de 7 600 emplois équivalents temps plein chez les vendeurs tiers en France.

Mais dans le même temps, Amazon a contribué à faire disparaître 20 239 emplois dans le commerce physique, affirme M. Mahjoubi. Ce chiffre correspond au nombre d’emplois qui auraient été générés dans le commerce physique si les 5,5 milliards d’euros de ventes d’Amazon en France avaient été réalisés dans les magasins traditionnels, le calcul se basant sur les chiffres de la productivité du travail selon l’Insee.

« Pour une création d’emploi» chez Amazon en France, il y a « 1,9 emploi perdu dans les commerces traditionnels», ajoute-t-il. Le député en profite pour aiguiller vers « Le Noël des PME », un annuaire d’entreprises locales sur internet qui, selon M. Mahjoubi, « pratiquent du e-commerce responsable, maîtrisent leur impact social et environnemental, ou produisent en circuit court». 

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ActualitéBusinessTech

Face au «Far West» de SpaceX, l’Europe spatiale prône un «espace durable»

AFP

Le président d’Arianespace, Stéphane Israël, a reproché vendredi à son concurrent privé américain SpaceX de vouloir « coloniser l’orbite basse» terrestre avec des constellations de dizaines de milliers de satellites, et prôné un « espace durable » contre un « espace Far West ». « Nous, nous sommes pour l’espace durable, nous ne sommes pas pour un espace far west», a déclaré sur France Inter le patron d’Arianespace, chargée de la commercialisation du lanceur européen Ariane 5 et de la future Ariane 6.

Selon Stéphane Israël, le projet de SpaceX, principal concurrent des lanceurs européens, « n’est plus d’être simplement un lanceur», mais « d’être le constructeur, le lanceur et l’opérateur de 40 000 satellites, et donc c’est un projet de monopolisation du secteur et de colonisation de l’orbite basse (entre 500 et 1 000 km de la Terre, ndlr)». « Nous refusons que l’orbite basse soit accaparée par un seul acteur qui finalement nuirait à tous les autres», a-t-il affirmé. « La question qui est posée à nous les Européens, c’est la façon dont nous allons réagir pour rester dans la course», alors que les 22 membres de l’agence spatiale européenne (ESA) se réunissent la semaine prochaine à Séville pour décider de son budget.

«Loi de la jungle»

Face à la constellation de satellites Starlink de la société californienne d’Elon Musk, l’Europe « a commencé à déployer une grande constellation, ‘OneWeb’», a rappelé Stéphane Israël. « Entre l’espace sanctuaire et l’espace far west, il y a de la place pour des constellations. Mais nous refusons qu’on fasse n’importe quoi ; ces satellites devront ensuite se désintégrer dans l’atmosphère proprement et c’est notre mobilisation, donc oui à des constellations qui vont permettre de connecter de plus en plus de Terriens, mais non à un espace qui deviendrait une sorte de loi de la jungle», a-t-il conclu.

Ce vendredi soir, le lanceur Ariane doit s’envoler de Kourou, en Guyane française, pour placer en orbite deux satellites de télécommunications, pour la 250e fois depuis le premier tir de la fusée il y a quarante ans. « Je suis toujours concentré » au moment d’un tir, car « un lancement, c’est l’aboutissement de mois, d’années de travail», a réagi Stéphane Israël.

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Les contributeursLes Experts

Intelligence artificielle: André Manoukian et le compositeur augmenté

Par Thomas Gouritin, fondateur de Regards Connectés

Pour ce nouvel épisode, je vous emmène à la rencontre d’une fine équipe de geeks passionnés de musique. Ou de musiciens passionnés de technologie, la frontière est mince. André Manoukian travaille en effet depuis plusieurs années sur un projet de création musicale assisté par des algorithmes. L’idée est loin d’être saugrenue car, comme il l’explique très bien, la musique est un art très codifié. Composition, harmonies, et même improvisation, l’expression musicale obéit à des règles plus ou moins écrites qu’une machine peut imiter.

Philippe Guillaud est ingénieur, il met son expertise au service de cette quête d’un algorithme capable de produire de la musique originale quasiment à l’infini. Il nous en dit plus sur le fonctionnement des algorithmes derrière MatchTune et sur la créativité de ses machines.

Mais la théorie ne suffit pas, suivez-moi en tête à tête avec Hervé Gourdikian, son intelligence musicale bien humaine, ses fichiers et son intelligence artificielle. À travers plusieurs exemples générés en direct, vous comprendrez où en est réellement le compositeur augmenté à l’intelligence artificielle.

Jusqu’où aller? Quelle place pour les musiciens dans cette nouvelle ère de musique assistée par l’IA?

Regard.

Le contributeur:

Thomas Gouritin accompagne les PME et les grands comptes dans leurs transformations, avec le numérique en appui. Producteur de la série Regards Connectés (chaîne Youtube et podcasts), il explore notre avenir technologique pour vulgariser des sujets complexes comme l’intelligence artificielle et faire passer des messages de pragmatisme à appliquer en entreprise.

Le sujet des chatbots est aujourd’hui incontournable, Thomas l’aborde de manière pragmatique avec, en plus de l’accompagnement projet, des conférences visant à démystifier le sujet sans «bullshit» et avec des workshops permettant à chacun de mettre les mains dans la conception pour comprendre, apprendre et faire.

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Les offres d’emploi de la semaine

Découvrez plus de 2000 offres d'emploi dans la tech et l'innovation sur FrenchWeb


Plus de 2 000 offres d’emploi et de stage sont proposées par près de 700 entreprises du monde entier sur le site emploi de FrenchWeb. Retrouvez notre sélection des meilleurs offres d’emploi diffusées cette semaine


Vade Secure recrute un(e)
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Vade Secure est une entreprise française spécialisée dans la conception et l’édition de logiciels applicatifs, logiciels de sécurité informatique, sécurité des mails et logiciels pour systèmes de détection d’intrusion.

Fondée en 2008 et implantée aux États-Unis depuis 2014, Vade Secure compte plus de 4 000 clients à travers le monde et des bureaux aux États-Unis, au Canada, en France, en Chine, au Japon et des laboratoires R&D en Amérique du Nord et en France.

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FrenchWeb recrute un(e)
Office Manager

FrenchWeb.fr est le magazine d’information de référence des professionnels de l’internet francophone. Sa mission : présenter les initiatives des acteurs français d’Internet. Avec plus d’un million de lecteurs chaque mois, il regroupe une communauté d’entrepreneurs, experts, investisseurs, et propose « en continu » des contenus spécifiques : articles, dossiers (ex : les chiffres clés, Invest…), études, interviews et reportages vidéo.

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Développeur Back-End PHP

Equipe BiiG

Biig est une plateforme conseil, techno et data en forte croissance, basée à Paris et Niort.

C’est une aventure dynamique, qui se construit jour après jours avec nos clients, partenaires et collaborateurs. L’intrapreneuriat, la créativité, l’implication et la passion sont valorisés. Si tu es motivé(e), nous saurons te faire grandir. Formation, retours d’expériences, Biig Insights, cadre de travail privilégié… l’apprentissage collectif et l’émulation mutuelle animent Biig.

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Netwave recrute un(e)
Web Technical Project Leader

Netwave développe une nouvelle technologie d’IA dédiée aux usages marketing: l’Inductive Processing.

Cette technologie (brevetée à l’international) permet: d’appréhender les attentes d’un visiteur de site web en RT, de définir, encore en RT, l’interaction la plus adaptée à sa satisfaction, de publier toujours en RT cette interaction.

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Addactis Bureaux

La société ADDACTIS SOFTWARE, basée à Lyon assure l’édition, le développement, l’exploitation et le support des solutions de la marque addactis. Une équipe de 35 collaborateurs développent des solutions répondant à l’ensemble des besoins des compagnies d’assurance et de réassurance mondiales : tarification, provisionnement, modélisation, analyse et reporting.

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Benjamin Aïssaoui

Chef de Projet at Decode Media / FrenchWeb - FrenchWeb Jobs

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Gregory PouyPodcastVlan

Qu’est-ce que la performance dans une économie qui doit se réinventer?

Par Grégory Pouy, expert FrenchWeb

Alexandre Cadain est le co-fondateur d’Anima, un cabinet de conseil en rupture pour les entreprises mais aussi pour des organisations comme l’agence spatiale. Il travaille aussi pour IA for Goods à l’ONU.

Nous discutons donc avec Alexandre de la nécessité de rentrer en rupture face au défi climatique mais surtout de comment nous allons faire pour réimaginer un avenir souhaitable tous ensemble. Car oui, la rupture de nos modes de vie peut être sexy.

Elle est évidemment inévitable et souhaitable le plus rapidement possible. Alexandre ne croit pas trop à la stratégie des petits pas mais plutôt à une volonté forte de changer et de totalement réinventer. Cela ne peut pas se faire sans une volonté de performance et c’est la raison pour laquelle nous redéfinissons ensemble ce terme.

Qu’est-ce que le R.O.I., qu’est-ce que la croissance et la performance dans une économie qui doit totalement se réinventer?

Alexandre accompagne les plus grandes entreprises françaises et cette conversation devrait naturellement vous intéresser.

L’expert:

gregory-pouy

Grégory Pouy est le fondateur de LaMercatique, un cabinet de conseil de transformation digitale axé sur la partie marketing. Basé entre New York et Paris, il est «expert» marketing pour FrenchWeb.fr. Pour suivre ses écrits et échanger avec lui, rendez-vous sur son blog http://www.gregorypouy.fr, gregory.pouy@lamercatique.com

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La démocratisation de la réalité virtuelle passera par le monde professionnel

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Toujours plus immersive et facile d’accès, mais encore chère et peu intéressante à l’achat pour le grand public, la réalité virtuelle (VR) poursuit son développement dans le monde professionnel, et vise notamment la formation en entreprise. Au salon Virtuality qui s’est ouvert jeudi à Paris, équipementiers et créateurs d’expériences 3D ont pris la mesure de ce nouvel usage. Sur une centaine d’exposants dont les plus visibles restent ceux dédiés au divertissement, une vingtaine consacrent leurs activités à la formation.

Michel Fornos, directeur général délégué de Nexter Training qui développe depuis 2007 des formations en VR pour les équipementiers de l’armée, a d’ailleurs constaté un « boom de la concurrence ». La miniaturisation du matériel lui a permis de transporter facilement son dispositif permettant de s’entraîner à manipuler des obus, préparer un détonateur ou éteindre un incendie causé par un avion de chasse. 

Meilleure concentration

« Avant, mon système faisait la taille d’une armoire. Maintenant, je peux en faire la démonstration sur un smartphone», explique-t-il. « Les coûts de production ont aussi baissé, c’est pour ça qu’il y a beaucoup de sociétés qui proposent de la formation». « La VR est un formidable média pour la formation», s’enthousiasme Bertrand Wolff, co-auteur de « Former avec la réalité virtuelle » (éditions Dunod) et cofondateur du Pavillon, installation parisienne qui accompagne les entreprises dans leur découverte de cette technologie.

« Il est possible de revivre les choses à l’infini, de prendre des risques, de changer de point de vue, ou encore de travailler sur l’empathie», énumère-t-il, affirmant que « le taux de rétention de l’information est de 25% à 30% meilleur que sans VR, grâce notamment à l’absence de micro-sollicitations de son environnement extérieur, et donc à une meilleure concentration». Il est par ailleurs convaincu que la formation contribuera fortement à la découverte de la VR par le grand public.

« L’immense majorité des gens qui ont tenté la VR (43% des Français selon une étude de l’Ifop publiée en avril) l’ont fait à une seule reprise et dans un contexte de loisirs», remarque-t-il. Mais les usages proposés aux particuliers sont encore insuffisants selon lui, et après tout « les premiers PC et téléphones portables sont bien arrivés par les entreprises». Celles-ci seraient d’ailleurs séduites par la possibilité de dispenser des formations à grande échelle à moindre coût.

« La présence de formateurs coûte cher», souligne Manon Bruncher, en présentant Reverto qui propose à une quinzaine d’organismes (dont la CGT et le Medef) des sensibilisations immersives au harcèlement ou au sexisme en entreprise. « La VR permet de rendre accessible l’expérience à tous les collaborateurs», détaille-t-elle. Le monde professionnel est également la cible de Microsoft, qui lui destine son nouveau modèle « d’ordinateur holographique autonome» nommé Hololens 2, présenté au salon.

Industrie 4.0

Disponibles à l’achat (3 500 dollars par appareil) ou par abonnement, ces lunettes de « réalité mixte » n’occultent pas la vision de l’utilisateur mais ajoutent des objets virtuels (appelés hologrammes) en surimpression sur le monde réel. L’appareil détecte aussi les mains de l’utilisateur qui peut ainsi manipuler simultanément objets réels et virtuels. Au-delà des formations, il peut être utilisé par exemple pour guider en temps réel l’opérateur d’une plateforme pétrolière, sans qu’un expert ait besoin de se déplacer. « Airbus va en acheter plusieurs centaines pour faciliter le câblage électrique des avions», affirme Othman Chiheb, chef de produit chez Microsoft.

Au niveau mondial, c’est l’armée américaine qui en acquiert le plus. « On commence à cerner les usages en entreprise», analyse Laurent Michaud de l’Idate, groupe de réflexion sur le numérique. « Avec les expériences de réalité augmentée sur tablettes et smartphones, les entreprises sont en phase d’implémentation. Dans l’industrie 4.0, les usages avec des casques et en gardant les mains libres restent encore principalement de l’expérimentation». 

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